MONNAIE LOCALE COMPLEMENTAIRE Le Radis

 

"Le Radis"

notre

MONNAIE LOCALE COMPLEMENTAIRE

 

Depuis le 13 juillet 2013

Ungersheim possède sa propre monnaie qui après un concours d'idées a été intitulée

"Le Radis"


Cette monnaie locale est complémentaire à l'euro et légale. Une quinzaine de commerçants et artisans locaux y adhèrent à ce jour.

 

Prochain bureau de change :

non défini


Liste des commerçants artisans adhérents à la Monnaie Locale Complémentaire


  • Earl Zum Bürahisla, M. Claude RASSER
  • Les Jardins, Institut de Beauté, Mme Laure POUTOT-BUI
  • Restaurant AU CHASSEUR, M. Jacques BARTH
  • D.G.R.G., M. Dominique GULDENFELS
  • Boulangerie-Pâtisserie, Suzanne et Rémy ZINTER
  • Domaine Valentin ZUSSLIN, vigneron en culture bio-dynamique ORSCHWIHR
  • Restaurant-Pizzeria IL VENEZIA, M. Thierry LAMBERTI
  • BPC BAC POTAGER CONFORT, M. Valère LANG
  • Salon de coiffure INTEMPOREL, Mme Carole DESFARGES
  • Les Jardins du Trèfle Rouge, exploitation maraîchère en agriculture biologique
  • Elfes et Mains, créationS et décorations, Mme Christelle SCHWEYER
  • Maison des Jeunes et de la Culture
  • Accueil Enfance Les Coccinelles
  • Centre Communal d'Action Sociale



 Création de la

Monnaie Locale Complémentaire


Quelques explications....


Aujourd’hui, Les échanges financiers sont dominés par la spéculation et freinent l’économie réelle. La mondialisation de la finance a conduit à un phénomène de concentration monétaire qui bloque les échanges. La conjonction des différentes crises actuelles a fait émerger une solution alternative que sont les monnaies complémentaires locales.

 

La monnaie locale s’inscrit comme un outil « interne » de réappropriation collective et citoyenne de la monnaie. Elle s’ancre dans une zone géographique délimitée et soumet une sélection à ces adhérents par la ratification d’une charte.

La constitution de ce réseau intensifie les échanges entre les adhérents par la mise en place de mécanisme d’obligation de circulation de la monnaie et permet une relocalisation des échanges et une responsabilisation collective des modes de consommation.

Le pilotage de cet outil s’effectue dans le cadre du développement de la démocratie participative en s’appuyant sur les piliers fondamentaux représentatifs que sont les citoyens, les entreprises, commerces, le monde économique, exploitations agricoles et les collectivités.

Leur rôle consiste à dynamiser et à valoriser l’économie locale sans dresser de nouvelles barrières douanières.

 

Comme remède à la crise économique,

pour inciter les habitants à consommer localement la création d’une monnaie locale, complémentaire à l’euro à Ungersheim semble être une alternative intéressante. Cette monnaie dénommée «RADIS» ou «RADIG» (en alsacien) favorise l’emploi local, limite le transport des marchandises et des consommateurs.

 

L’échelle de la commune d’Ungersheim, avec ses 2000 habitants est pertinente pour mener une telle expérience. Depuis la crise financière de 2008, de nombreuses initiatives de ce genre fleurissent un peu partout dans le monde (3000 ont été recensées), dont une trentaine en France.

 

Quelques explications…

Chaque Monnaie locale complémentaire (MLC) est «gouvernée» par une association sans but lucratif, qui réunit l’ensemble des acteurs : utilisateurs, prestataires, parfois les collectivités. Leur projet n’est pas de créer un «euro bis», mais bien de porter des valeurs de citoyenneté et de responsabilisation grâce à la monnaie. Selon les collectifs, l’accent est mis sur la relocalisation des échanges et la dynamisation du lien social, la résurgence de l’identité locale, le refus de la spéculation monétaire, ou encore la promotion d’un commerce respectueux des hommes et de la nature. L’association rédige une charte des valeurs souscrite par chaque adhérent. Les prises de décision se font dans la recherche du consensus, la monnaie doit être gérée démocratiquement.

 

Les prestataires

Ce sont des commerces de proximité (bars, restaurants, journaux, épiceries, salons de coiffure…), des entreprises, des artisans (plombiers, couturières…) et professions libérales (médecins, dentistes…) des producteurs (paysans, pêcheurs…) des associations (loisirs, culture, comités des fêtes, MJC, festivals…), collectivités territoriales (piscine municipale, transports, cantine scolaire…) qui acceptent d’être payés en monnaie locale à la place des euros.

En contrepartie de leur intégration au réseau local, ils s’engagent à améliorer certaines pratiques définies par le groupe local (tri des déchets, pratiques salariales, approvisionnement local)…

Convertir des euros en monnaie locale

Pour obtenir des billets de monnaie locale complémentaire (chez nous le RADIS) l’adhérent échange auprès d’un prestataire (Association Les mangeurs de foin, « Les Heibich » en alsacien) une quantité d’euros contre une quantité équivalente de RADIS sur la base : 1 = 1 RADIS.

 

Certaines MLC proposent une conversion bonifiée» qui permet à l’adhérent d’obtenir davantage de RADIS que d’euros. Par exemple, l’adhérent échange 20 euros contre 22 RADIS. La différence est prise en charge par l’association, qui abonde le fonds de réserve. Une MLC peut ainsi être un instrument de redistribution sociale, qui oriente les futures consommations

 

Est-ce légal ?

Oui, comme n’importe quel bon d’achat ou ticket restaurant, sauf que la monnaie locale complémentaire est seulement valable dans un réseau local. Quant à la comptabilité du prestataire, elle ne change pas : il déclare son activité en euros, puisqu’1 = 1 RADIS

 

Que deviennent les monnaies locales ?

Une fois que la monnaie locale a été encaissée par le prestataire, tout est fait pour inciter ce dernier à la réinjecter dans le circuit : il peut payer ses fournisseurs, rendre la monnaie, payer une partie du salaire de ses employés s’ils l’acceptent…

 

Il peut aussi, en tant que particulier, dépenser ses MLC chez un autre prestataire. S’il souhaite reconvertir les MC en euros, une commission peut être instaurée (de 2 à 5%) qui financera les «conversions bonifiées», par exemple. Plus le réseau d’une monnaie locale se développe, moins les prestataires ont besoin de reconvertir leur monnaie, l’idéal étant qu’ils ne reconvertissent plus du tout.

 

Le bassin de vie

Chaque groupe local définit le territoire sur lequel peut s’échanger la monnaie, en fonction de son projet et de ses critères (économiques, culturels, géographiques). Il peut s’agir d’agglomérations, de pays, de terroirs, de villages, de quartiers…

 

La fonte de la monnaie

Quelques monnaies locales complémentaires sont «fondantes» : elles perdent un peu de leur valeur au fil du temps. Par exemple, à Villeneuve-sur-Lot, l’abeille perd 2% de sa valeur tous les 6 mois. Si un utilisateur possède un billet «périmé» de 5 abeilles, il devra acheter un timbre de 10 cents à l’association, et le coller sur le billet pour pouvoir l’utiliser à nouveau. Dans les années 30, ce mécanisme avait pour but d’inciter à la consommation. Aujourd’hui, il marque symboliquement le refus de l’accumulation. L’utilisation de la fonte fait l’objet de nombreux débats au sein du réseau des MLC.

 

Le fonds de réserve

Les euros convertis sont conservés sur un compte auprès d’une banque choisie par chaque groupe local. Ces euros constituent le fonds de réserve. C’est un moyen de rassurer les prestataires, car il garantit la valeur de la MLC et permet aux prestataires de reconvertir, le cas échéant, les MLC en euros. Egalement, en accord avec les prestataires, certains groupes locaux utilisent une partie du fonds de réserve pour aider au financement de projets locaux qui respectent leur charte des valeurs. Les groupes locaux choisissent en général des banques éthiques (Nef, Crédit coopératif…).

 

A Ungersheim, lancement du RADIS

La monnaie locale complémentaire LE RADIS a été lancée lors des festivités du 13 juillet 2013, organisées par toutes les associations du village, basées sur un principe républicain et populaire, le banquet et les boissons étaient proposés au prix coûtant, feu d’artifice, retraite aux flambeaux, animation musicale. Durant la manifestation, la place du village accueillit plus de 1000 personnes servant le soir quelques 400 repas, 8500 radis furent mis en circulation en l’espace de quelques heures et une majorité de commerçants, artisans et autres se sont investis dans la démarche.

6000 Radis ont également été injectés dans le circuit lors du Festival Eco-Equitable du mois de novembre 2013, où, là aussi, les exposants ont accepté de jouer le jeu et apprécié les échanges qui furent facilités.


D’autres initiatives ont vu le jour : introduction de la monnaie locale complémentaire au Centre Communal d’Action Sociale sous forme d’aide alimentaire et à la Maison des Jeunes et de la Culture qui gère les loisirs du mercredi et les petites et grandes vacances pour les enfants de 3 à 12 ans et tout récemment pour les activités liées aux nouveaux rythmes scolaires.


Monnaie Locale - L'Alsace UNE du 11-07-1
Document Adobe Acrobat 568.5 KB
Monnaie Locale - L'Alsace du 11-07-13.pd
Document Adobe Acrobat 103.0 KB
Monnaie Locale - L'Alsace du 23-08-2013.
Document Adobe Acrobat 865.4 KB
Monnaie Locale - Est Républicain 3-08-13
Document Adobe Acrobat 406.3 KB